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Tip : messages non lu et autres filtres utiles pour trouver un message dans Outlook

Si vous avez mis en place une gestion simple mais rigoureuse de vos messages email, vous avez certainement régulièrement besoin de trouver les messages non lu, afin de décider ce que vous allez en faire.

La zone de recherche située en haut à droite permet de filtrer les messages affichés. En saisissant un simple mot, seuls les messages contenant ce mot sont affichés :

L’opérateur logique NON (PAS d’après la doc) permet de réduire l’ensemble des messages trouvé. Berlin NON attentat

L’opérateur logique OU permet d’élargir l’ensemble des messages trouvé. Alep OU Syrie

Et il existe aussi un certain nombre de filtres pour rechercher un message d’après d’autres critères :

  • messages non lu : lu:non
  • message d’un expéditeur ou pour un destinataire donné : de:Léna à:raymond
  • message reçu à , depuis ou avant une date donnée : reçu:aujourdhui | hier reçu:=28/11/16 reçu:<28/11/16 reçu:>25/12/16 reçu:mai
  • avec fichier attaché : AvecPiècesJointes:oui
  • Plus de critères de sélection ici

    Véronique Gendner

    29 décembre, 2016

    Catégorie(s): tip, Outlook, gérer son email

    InVision Blog : These 5 major UI mistakes will kill your app

    There’s no one universal formula for a great UI app design (if you know one, please let us know). But we do know some major mistakes to avoid if you want to deliver a great app.

    We’ve seen every one of these mistakes made by designers of all levels of experience. There’s no shame in that—a good UI design is a multifaceted challenge, and many aspects can be simply overlooked.

    At All In Mobile, we often redesign apps for clients who are not satisfied with their product and want to improve the way their app looks and feels. That’s why today we want to share some major no-nos we’ve gathered.

    Of course, we’re about fixing solutions, not just pointing them out. That’s why we’ll also show you a redesigned app view list, demonstrating all 5 of these major UI mistakes—and how your team can fix them.

    UI mistake 1: Abusing Fonts

    lire la suite sur InVision Blog

    Véronique Gendner

    19 décembre, 2016

    Le choc d’une visualisation : inégalités de richesse aux US

    Comme le fait remarquer Ezra Klein dans un papier pour le Washingtonpost, l’étude réalisée par Dan Ariely and Michael Norton’s à propos des inégalités de richesse aux US est passée relativement inaperçue du grand public lors de sa publication en 2011. Et puis un internaute l’a représentée visuellement dans une vidéo :

    Lorsque E. Klein publiait son papier début mars 2013, la vidéo en était à 3 m° de visionnage. Fin 2016, elle avait presque attend les 20 M° de visionnage.

    De l’importance de la représentation, en particulier pour les questions qui impliquent des chiffres, surtout des chiffres tellement grands qu’ils sont une gageure pour nos capacités humaines de représentation.

    Véronique Gendner

    17 décembre, 2016

    Théorie du complot : personne n’est immunisé à priori

    Depuis que l’on peut s’informer sur internet, il devient beaucoup plus facile d’écouter des points de vues différents de ceux diffusés par les grands médias. La liberté de penser y gagne, mais les théories du complot aussi ! C’est précisément au non de l’esprit critique et parce que l’on est capable de douter du discours établi, que l’on est parfois amené à douter face à une vidéo dénonçant des pratiques bancaires choquantes, ou bien à la lecture d’un message alarmant que le petit cousin par alliance a fait suivre.

    Personne n’est immunisé à priori contre la théorie du complot, maintenant, mieux on sait comment ça fonctionne et plus on est capable de l’éviter. Rudy Reichstadt, Observatoire du conspirationnisme

    Le nouveau site d’information Spicee qui a pris le parti de ne produire que des vidéos, a réalisé une expérience très intéressante sur le sujet : composer une vidéo reprenant les éléments classiques d’une théorie du complot,

    Théorie du complot, récit explicatif concurrent de la version communément acceptées des faits. Thèse qui va placer en son coeur l’idée d’un complot, sans jamais le prouver.
    la poster sur youtube, et observer comment elle se diffuse.

    L’élaboration d’un discours complotiste se fait par une mise en relation tout azimut de faits, sans que les liens ne soient prouvés. Ce sont des liens qui en disent plus sur l’imaginaire et le psychisme de ceux qui les élaborent que sur la réalité. La recette d’une théorie du complot c’est « une touche d’invérifiable, un pincée de vrai, une goutte de probable, et beaucoup, beaucoup de faux ». Le plus grand piège d’un discours complotiste est qu’il contient toujours de petits éléments de vérité. Le risque est donc de se laisser endormir par ces éléments et d’avaler le reste, mis en confiance par ces éléments vérifiés.

    A retenir pour se mettre en alerte lorsqu’une information que l’on croise comporte plusieurs de ces points, les éléments typiques d’une théorie du complot sont les suivants :

    • élément choquant : violent ou morbide, en particulier en accroche
    • un ton martial, dramatique de la voix off, visuels effrayants (tête de mort ou autre)
    • rejet global des médias, des États, des politiques, des scientifiques
    • animé de la « flamme de la vérité vraie », qui serait cachée par les médias, les États, les politiques, les scientifiques
    • se positionne en opposition au reste de monde qui ne sait pas
    • accumulation d’arguments, qui même s’ils sont tous douteux, voire faux, donne l’impression, que quand même, il n’y a pas de fumée sans feu
    • les thèmes de prédilections sont les histoires impliquant les services secrets, en particulier américains, les atteints à la santé (la propagation de virus, les vaccins, …) , les juifs, les sionistes, les francs maçons, …
    • de nombreuses victimes, ce qui génère une culpabilité de ne pas croire le discours, puisqu’il prétend défendre ce qui est arrivé à ces victimes

    Il est frappant de constater que lors de la diffusion de cette fausse vidéo complotiste, les ressorts de la crédibilité sont les même qu’ailleurs : lien avec des stars, lien personnels (pour amorcer la diffusion sur les réseaux sociaux), sites de référence, mettre en avant un travail (dans le message de diffusion de la vidéo).

    Je vous invite vivement à visionner le documentaire de Thomas Huchon visible ici Comment nous avons piégé les complotistes, pour avoir les détails de cette expérience. Un bémol pourtant (à part le vieux bruit de modem des années 90s pour illustrer la mise en ligne d’une vidéo sur youtube … ?!??? … ). Une caractéristique – pour le coup très complotiste ! du ton du documentaire : L'(A)autre est mal intentionné. « Les complotistes » sont posés comme les autres des journalistes et de leur audience. Il s’agit de les « piéger », comme si « nous », les journalistes et le spectateur étaient en guerre contre « eux ». Eux qui veulent délibérément nous tromper puisqu’ « ils font tout pour que cela ait l’air vrai », « tirant profit d’internet » où ils ont « conquis une place importante ». Cette catégorisation entre « eux », les complotistes (les méchants), « nous » , les non complotistes (les gentils) avec au milieu les « indécis » qui doutent (et que les gentils doivent sauver…) est un artéfact de la pensée analytique, mais n’a pas d’intérêt. Stigmatiser ceux qui croient aux discours complotistes ne fera pas reculer ces discours. De plus, je ne crois pas que la majorité de ceux qui créer ou relaient ces théories ont l’intention de tromper. Au contraire, le plus souvent ils ont la sensation d’être les sauveurs qui vont vous sortir de l’ignorance dans laquelle ils pensent que vous êtes. Certes, les têtes d’affiche du domaine en tire un profit personnel, ne serait-ce que pour leur ego, et mettre en place un site qui diffuse à grande échelle des informations sans les vérifier est – au minimum – douteux. Mais, les producteurs de vidéos comme « Lionel Perrottin » et la plupart des relais de ces discours croient à ce qu’ils font. C’est même ce qui les rend souvent plus crédibles : ils sont tellement convaincus, qu’on a d’autant plus de mal à envisager qu’ils disent n’importe quoi…

    Avec les réseaux sociaux, relayer une information ne coute qu’un clic. Pour la plupart des gens, la question de la vérification de l’information ne se pose pas. Le New-York Times a récemment décortiqué la façon dont une fausse nouvelle s’est propagée How Fake News Goes Viral. Des mécanismes irrationnels du psychisme sont visiblement en jeu. D’après l’enquête du NYT, il semble que les gens relaient l’information non pas parce qu’elle est vérifiée, mais parce qu’elle correspond à ce qu’ils aimeraient entendre. Il est probable que parfois, c’est précisément parce que la personne n’est pas très sûre qu’elle partage, simplement parce que le sujet la touche.

    Le commentateur et l’un des intervenant du documentaire de Spicee semblent regretter qu’après sa mise en ligne il n’y ait aucun « garde fou », pas de « filtre » qui empêche le grand public d’accéder à ce contenu. On peut certes regretter le puritanisme de Facebook qui censure une paire de sein, mais soit dit en passant, personne ne vous oblige à donner votre contenu à ces puritains qui font tout pour vous capturer, vous et vos données et en tirer profit. Il est totalement illusoire d’imaginer un système de contrôle des contenus sur internet ou les réseaux sociaux : outre les volumes délirants qu’il faudrait traiter, comment décider où mettre la limite entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas ? Qui déciderait ? La censure n’est pas une solution. Ce qu’il faut, c’est que petit à petit, les esprits s’habituent à cette nouvelle forme de diffusion de l’information qu’est le web et apprennent à faire eux-même le tri.

    Manuel d'autodéfense intellectuelle, Sophie,Mazet

    Confrontée à ses étudiants qui gobait sans broncher des histoires totalement loufoques pour peu qu’elles soit présentées dans sa classe, sous forme d’article, Isabelle Mazet a rédigé un manuel d’autodéfense intellectuelle

    En 2007, également inspiré par la phrase de Chomsky « Si nous avions un vrai système d’éducation, on y donnerait des cours d’autodéfense intellectuelle. » Normand Baillargeon en avait déjà publié un, avec des illustrations de Charb.

    Pour terminer sur une note comique, petit cadeau de la maison – si vous parlez anglais – une version finalement assez similaire de cette analyse des points caractéristiques d’un discours complotiste :

    Conspiracy theory : Science fiction for people who don’t know they are watching science fiction, John Oliver, Last Week Tonight.

    Véronique Gendner

    11 décembre, 2016

    Prezi, des feuilles de papier de tailles (presque) illimitées

    Le précédent billet concernant la gestion personnelle d’information (enjeux, outils et repères méthodologiques) était constitué d’un Prezi. Voici quelques indications sur la genèse et les choix pour le design d’information de ce document réalisé avec un nouvel outil de présentation de document.

    Les fonctionnalités particulièrement novatrice de Prezi sont l’utilisation du zoom in / out, connu pour l’affichage de cartes mais appliqué ici à un document composé de textes, d’images, éventuellement de vidéos. Cette fonctionnalité est couplée à un canevas de taille pratiquement illimitée. Ce dispositif est particulièrement adapté pour garder trace d’un brainstorming : plus de bord de feuille là où une nouvelle idée devrait être rapprochée d’une autre déjà notée, et la taille du texte facilement modifiable permet d’agrandir les idées principales et de glisser des compléments entre les lignes existantes.

    Etant partie d’un brainstorming, j’ai voulu ensuite structurer l’information pour en faire une présentation. Tout en mettant à profit les fonctionnalités nouvelles de l’application, j’ai voulu maintenir certains codes graphiques connus des lecteurs:

    • la taille du texte représente les niveaux d’information de titres, comme une sorte de table des matières non linaire. Le document peut ainsi être appréhendé comme une feuille A4 avec deux ou trois niveaux de titres lisibles à ce premier niveau
    • à un second niveau, chaque vue a une cohérence graphique de type diapositive, avec des enchainements de type mouvement de camera

    A l’usage, il s’est avéré plus compliqué que prévu de maintenir en parallèle, une cohérence dans les différences de taille pour la représentation des différences de niveaux d’importance, tout en veillant à ce que les changements de vue, d’un emplacement à l’autre du canevas restent visuellement agréable. Entre autre raisons, se trouve le fait que même si elle est très grande, l’échelle de zoom est néanmoins limitée, et il arrive un moment où l’on ne peut plus insérer d’éléments entre les éléments existants, ni zoomer plus large pour ajouter des éléments autour du document existant.

    S’il permet une continuité entre la phase de brain storming et la phase d’élaboration d’un document de présentation, avec des fonctionnalités très intéressantes, comme les effets de mouvements de camera (zoom in / out, etc. ), l’outil nécessite un temps de prise en main pour se familiariser avec ces nouvelles possibilités et leur utilisation judicieuse.

    Véronique Gendner

    20 novembre, 2013